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Polissoir de Le Sart (Assenois) |
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Le hameau de Le Sart près d’Assenois à proximité de Neufchâteau abrite une petite chapelle sur les hauteurs.
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S'il est petit, le hameau possède néanmoins son histoire. Une histoire qui remonte loin dans le passé puisqu'on peut y voir un polissoir néolithique, imposant bloc de quartzite d'environ trois tonnes qui porte sur sa face supérieure des rainures plus ou moins parallèles, creusées par le polissage et l'affûtage des armes et des outils en pierre. Les archéologues pensent que ce mégalithe peut être daté de la fin du néolithique (2000-1900 av. J.-C.). Ce remarquable monument préhistorique découvert dans les bois d'Assenois n'est pas demeuré in situ : le 14 mai 1956, il est transporté, par les soins du Service des Fouilles de l'État, dans le parvis situé devant la chapelle du Sart. L'occupation de l'aire du Sart par les Celtes est attestée par la présence d'une imposante nécropole, la plus extraordinaire de celles découvertes en Ardenne. La première tombelle est fouillée en 1971. Elle est classique. Une nouvelle campagne de fouilles est menée en 1985. À côté de six tombelles classiques du Ve siècle av. J.-C., les archéologues en découvrent une dizaine d'autres, bien postérieures, qui datant des années 200 av. J.-C. On y découvre notamment deux enfants inhumés dans une même sépulture. Ces tombes récentes sont caractérisées par des objets de formes nouvelles, en quantité plus importante (poteries, fibules, couteaux) ou plus restreinte (torques, javelots). Une ce ces tombelles est une tombe à char (le char du défunt était inhumé avec son propriétaire). De nouvelles matières, de nouvelles techniques, apparaissent pour la première fois dans une découverte celtique en Ardenne : perles en verre, bracelets en lignite, vases montés au tour. Ce bloc comporte sur sa face supérieure, comme tous les polissoirs néolithiques fixes d’Europe, des rainures en U plus ou moins parallèles, creusées par l’affûtage et l’aiguisage des outils et des armes. Une serrure à la base du bloc de quartzite évoque l’utilisation énergétique du menhir.
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Plus étonnant encore la persistance des anciens cultes. Lors de notre passage, nous sommes tombé à 15h (après l’heure solaire) sur un office annuel dans la chapelle (le premier dimanche d’août). Après l’office, nous nous sommes entretenus avec le prêtre qui n’y voyait aucune corrélation avec la fête de Lughnasad. Par contre, sur l’autel, il nous fait découvrir la vierge Notre-Dame de Sart. Assez exceptionnel de trouver une vierge locale, sorte de résurgence d’un culte ancien local. Il nous prétend que cette chapelle n’est jamais fermée, jamais pillée, comme protégée. Je vous laisse découvrir ci-dessous la physionomie assez évocatrice pour nous de la nature de la dame. |

