Pierres du Brabant wallon et environs

Zone de Texte: La Pierre qui Tourne

Velaine sur Sambre

Zone de Texte: La Pierre qui tourne
Zone de Texte: Le cheval de Goffe

Chaumont

Zone de Texte: La grosse Borne

Thorembais St Trond

Zone de Texte:

En construction

Zone de Texte:

En construction

Zone de Texte:

En construction

Zone de Texte: Zone de Texte:

En construction

Zone de Texte:

En construction

Zone de Texte: Zone de Texte:

En construction

En construction

Beaurieux

En construction

Retour aux sources

Région des Nerviens

LE SON IMPROBABLE DE TES YEUX (JL Vernal)

 

 

Tes cils très longs

Et trop véritables,

Battent la mesure

Dans le vent

Soufflant une tempête douce.

 

Ils papillonnent dans l’air

Mieux que des doigts agiles

Et rapides

Sur une harpe ancienne…

Diaphane ?

Il n’y a que moi pour la voir.

 

Jolis accords envoûtants, harmonies subtiles.

Il n’y a que moi pour les percevoir.

 

En ton absence j’entends

les battements plus subtils encore

de ton cœur.

 

Lointains, mais tellement proches,

Les musiques de Bretagne, de Galles,

D’Irlande, d’Ecosse, de Galice,

Réveillent en sursaut

Tous mes bagads intérieurs…

 

Ils se répondent en échos infinis,

Ricochant  sur les rocs,  éclatant les pics

Et les  pierres  acérées de la vie,

Les réduisant en fine poussière…

 

Je ferme les yeux.

 

Un champ vibratoire

Me confirme ta présence,

Et ton approche…

 

Je sens tes pas

Me peser légèrement.

Ils s’impriment dans le sable

De mes plages intérieures.

 

Je tends la main…

La tienne me frôle.

 

C’est le moment sublime pour t’accueillir

comme une reine antique… 

Plus aucune aspérité ne me déchire.

 

Plus que du velours.

 

Et rien que toi. 

Tu n’es qu’un corps sensuel,

Une chair de pêche mûre,

vibrante et vivante dans le prolongement

De tes cils qui s’allongent encore.

 

Une  musique,  me remplit pleinement.

Prenant toute la place.

 

Tes yeux sont une musique bleue,

Des ailes de papillon.

Ta peau une mélodie enivrante, odorante, marine… 

 

Ta voix contient tous les sons,

Les fifres, les violons,

(Même les tambours ronchons)

Ton désir toutes les cornemuses impérieuses

Et lancinantes…

 

Tu  prends vie en moi,

tu prends racines.

 

Ne vas pas trop vite…

Tu seras bientôt

Mon unique écho palpitant.

 

Ton cœur a la forme

De la harpe magique des traditions.

 

Nos doigts entremêlés

Parcourront toutes les cordes

Avec lenteur

Faisant naître le galop

D’une cascade de cristal fragile.

 

Ce que tu es belle quand tu clignes des yeux.

Petite joueuse de flûteau.