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Samain, Alban Arthan, Imbolc, Alban Eilir, Beltaine, Alban Efin, Lugnasad, Alban Elfed |
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L'année comprend quatre cérémonies solaires et quatre cérémonies lunaires, ce qui donne un schéma où s'imbriquent le côté masculin et le côté féminin. Les fêtes solaires, plus générales et antérieures aux fêtes lunaires celtes, sont celles que la majorité du monde connaît, et en particulier le solstice d'été. Ces quatre cérémonies sont basées sur des phénomènes astronomiques observables à l’œil nu. Aussi, nous sommes certains que nos ancêtres observaient ces phénomènes et les célébraient grâce aux cercles de pierres que leurs prédécesseurs avaient laissés. Ces cercles sont orientés en fonction de ces moments de l'année. Les saisons sont généralement associées à une symbolique soit d’existence, soit animale, soit végétale, soit élémentaire. Précisons toutefois qu'il ne faut pas confondre ces fêtes avec le culte de la Déesse Mère, initiateur du mégalithisme, et celui du Soleil, venant de l’est et plus récent, présents sur ce calendrier druidique. |
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Nos fêtes |
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Alban Elfed (Lumière sur l’eau, la lumière de l'automne) ou Mabon est la période de maturité de la majorité des fruits. Les oiseaux se rassemblent pour les migrations, qui ont déjà commencé pour certains d’ente eux. On entend bramer le cerf. Les nuits sont fraîches, et la rosée abondante. Le jour est à nouveau égal à la nuit, et dès lors, les nuits deviendront plus longues que le jour. La nature exalte de beauté et dégage un nombre impressionnant de parfums. Le moment des mises au point, du repos, nous revenons à l'équilibre. Le cycle de l'année se termine, nous allons tomber dans l'obscurité de la fin de l'année, féconde et reposante. C’est le jour de la partition entre le haut (monde des vivants) et le bas (monde des morts). C’est l’alternance de Lug et de Taranis, qui nous incitent à bénéficier de la lumière solaire, mais sans refuser le tonnerre, le vent et la brume. Ils sont ainsi une invitation à accepter en nous notre lumière sans renier nos ténèbres pour concilier toutes les facettes de notre être.C’est un jour de remerciement à la déesse-mère pour les cadeaux de la moisson et les fruits de terre qu’elle nous a procurée. C’est aussi un moment de préparation à la pénombre de l’hiver, l’occasion e nous débarrasser de ce qui nous entrave, nous retient à un passé qui n’est plus, l’occasion de couper nos « vieilles branches ». C’est aussi une période qui favorise l’évocation, la réflexion, la synthèse de l’expérience de l’été. . Il nous faut passer du temps extérieur au temps intérieur, d’accueilli de nouveau la Déesse qui viendra doucement nous guider dans le silence de la nuit. Phil |
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Alban Elfed, Mabon, l’équinoxe d’automne, vers le 21 septembre |
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Lughnasad « assemblée de Lug » était une fête royale placée sous le signe du blé, symbole solaire. Lammas (1er août), est la fête du blé et des moissons, placée sous le regard bienveillant de Lug qui promettait la paix et la prospérité. C’est le temps du maximum de fructification de la végétation. C'est selon les celtes, la fête des moissons et les dons que la Terre nous a faits. On partage le pain et on offre à la Déesse-Mère les fruits récoltés pour la remercier de ses bienfaits. Ils s’échangeaient les fruits et le blé (fruit de la moisson). Le blé était généralement tressé alors qu’il est encore immature et offert en guise de porte-bonheur. Tous doivent être présents à Lughnasad, c'est aussi la fête des moissons, l'automne approche et il faut engranger. Le Roi invitait tout son peuple à un banquet qui en cette période de moissons et de récoltes se déroulait sous les auspices de la prospérité, de l’abondance, de l’amitié et de la paix. Le Roi qui était le centre de la fête se devait d’être particulièrement généreux envers son peuple car dans sa fonction symbolique solaire et fécondante, il était responsable de la prospérité des fruits de la terre : il fallait que le Roi soit bon pour que l’année soit bonne aussi et c’est à l’ampleur du festin de Lughnasad que les druides selon les réactions du peuple en jugeaient. Quand ce règne s’avérait médiocre, la fécondité de la terre s’en ressentait et le moment était venu d’envisager le remplacement par le tanaiste, successeur désigné. Il s’agit de la fête du roi dans sa fonction de redistribuer des richesses et d’équité, sous l’autorité des druides. Lughnasad se déroulait dans la joie, et toute impureté étaient strictement proscrite. C'est une trêve militaire qui célèbre la paix, l’amitié, l’abondance et la prospérité du royaume. Elle est obligatoire et réunit les trois classes (sacerdotale, guerrière et artisanale) de la société celtique. La fête se célébrait dans un lieu sacré. C’est le temps des négociations difficiles, des arbitrages où les contentieux sont réglés lors de joutes par exemple. En Irlande, c’est à cette date que se tenaient des foires aux chevaux et la foire aux mariages. Les couples qui se formaient ce jour-là étaient faits pour durer un an et un jour et ces « mariages à l’essai » pouvaient être annulés s’ils demeuraient stériles l’année durant. On appelait également cette fête Lughnasad, la fête de Lugh, le dieu solaire, maître de tous les savoir-faire. C'est les retrouvailles de cette royauté intérieure que nous fêtons à Lughnasad. Et parce que, dans un an, Lughnasad reviendra, il nous est alors montré que la royauté d'aujourd'hui n'est pas la royauté pour toujours. Sans cesse le trône est à reconquérir. Expériences qui mûrissent. . On peut invoquer le pouvoir d’accomplir quelque chose en ce monde. C’est un temps pour apprécier les fruits de nos réalisations, et tout ce qui nous entoure,... Il est associé à l’âge adulte, de 30 à 50 ans - C’est le temps des unions d’essai, de la famille, des mariages, des divorces. Cette fête tombe au cœur de l’été, quand les récoltes sont mûres, et que nous nous apprêtons à moissonner ce que nous avons semé. On lançait sur les pentes une roue enflammée qui illustrait la descente vers l’hiver; et qui terminait sa course dans une rivière, unissant ainsi le symbolisme du Feu à celui de l'Eau. Aujourd'hui on fait parfois tourner une roue autour du cercle, ou bien une couronne de chêne parmi les participants pour symboliser le déroulement du cycle annuel. Le 1er août est donc le jour idéal pour manifester votre esprit de compétition ludique. Lugh possède la fabuleuse lance, un des quatre objets sacrés et magiques des Tuatha Dé Danann. La lance représente aussi le centre du cercle au même titre que le pilier de la tente cérémonielle amérindien. En tant que pilier du monde, tel Ygdrasill ou Ilmensul, arbres sacrés de l’Antiquité Nordique, lien entre la création et le panthéon, arbres de vie vénérés des hommes, il représente la connexion entre les hommes et le monde derrière les brumes. L’origine du théâtre vient des scénettes que jouait le peuple à l’occasion des rencontres que favorisait le battage des blés en Grèce. D’où le mot tragédie de la traduction du grec « bouc » lui-même associé à la force à la force génésique. Le 1er août de nos jours correspond à la transhumance des juilletistes et des aoutiens, et aussi les festivités de village. Dans le cycle de l’année, ce moment nous ramène au bilan que l’on fait à la maturité de sa vie et de ce qu’on en fait, dépenser ou engranger pour transformer et renaître. C’est aussi le dépassement de soi dans un cycle de la vie qui amène à une résurrection ou un recommencement. C’est encore disposer des fruits d’un labeur qu’il soit agricole, financier ou de quelque autre nature. C’est donc un moment qui marque notre royauté dans nos capacités qui doit être sans cesse renouvelée. L’air et les nuits d’août préviennent déjà l’automne et la préparation à l’hiver. |
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Lughnasad, Lammas, fête des moissons, vers le premier août |
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Alban Efin, lumière du rivage (solstice d’été : Litha), vers le 21 juin |
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Voici le début de l’été, l’aubépine fleurit, les forces de croissance symbolisées par Bel, Belenos (qui nous a donné son nom à nous Belgae) sont à l’œuvre. La sève circule à nouveau en toute chose. C’est le temps des serments, de la jeunesse vierge, forte et gracieuse. Le Taureau nous inspire, le feu qui purifie, qui permet la fusion. C’est la joie, l’insouciance, la profusion des sens. Chantons, dansons. C’est le mât de Mai, arbre cosmique, échelle qui relie les contraires et qui ouvre la porte entre les mondes aux forces débridées de la Vie (Cernunnos, l’homme Vert) et tout trouve faveur. La fête du brillant fait référence aux avatars des êtres de Lumière sinon par qui rien ne peut exister. Nous fêtons l’été à venir et quittons l’hiver. Bientôt, nous entrerons dans la pente obscure de l’année, profitons-en. Ce feu est le plus puissant, le plus fécond et le plus protecteur pour le physique comme le spirituel. Phil |
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Beltaine, Fête druidique du soleil, aux environs du 1er mai |
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À l’équinoxe (équinoxe = "nuit égale") du printemps, c'est l'équilibre entre la lumière et l'obscurité, le point à partir duquel le jour devient plus long que la nuit. Après le Solstice d'hiver, et l'hommage à l ' homme Vert, cette équinoxe marque un moment d'équilibre dans l'année et le réveil de la Déesse et de la terre. Par son réveil de la Nature, elle inspire la renaissance, la résurrection de la vie. Fête de la Déesse Ostara (Eostre déesse germanique de fertilité, Easter = Pâques en anglais), Alban Eilir (lumière de la Terre), festival des arbres, fête de Lelia (Déesse du printemps et des fleurs), fête du réveil de Mat'syra Zemlia (Mère Terre Humide slave). Sortant précipitamment du sommeil, la Déesse couvre la terre de fertilité, pendant que le Dieu se développe et gagne en maturité. Il parcourt les champs verdoyant et se réjouit de la luxuriance de la nature. La lumière l'emporte sur les ténèbres; la Déesse et le Dieu poussent les animaux sauvages à se reproduire. Le lièvre, champion en la matière, sort de la terre porteur des valeurs souterraines et des racines de la Vie et rejoint la lumière. L’œuf cosmique, réalité cosmique et détendeur des germes de la différenciation des êtres est honoré dans sa symbolique de vie potentielle, de renaissance et de résurrection périodique de la Nature et du Vivant. Symboles, offrandes, accompagnent ces œufs rouges dans les repas rituels de tous temps ou sur l’arbre de printemps. Les oiseaux s’affairent, la sève remonte le tronc des arbres. Les jonquilles tapissent les sous-bois, la vie s’équilibre. La jacinthe apporte ses bienfaits. Le grand nettoyage s’opère, le germe est planté. Il va s’éveiller grâce à la chaleur bienfaisant du grand feu printanier. L’énergie s’éveille. Nos visualisations donneront chair aux transformations et réflexions qui nous animent. Entretenons les afin qu’elles fructifient comme un enfant qui grandit et découvre son potentiel d’adolescent. Nous sommes dans le printemps de notre vie à cette époque de l’année. Idéalement, Beltaine verra s’accomplir le résultat de nos capacités. Phil |
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Alban Eilir, Ostara (Equinoxe du printemps) , vers le 21 mars |
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C’est le temps des premiers signes du printemps dans la forêt, du nettoyage de printemps, des chandelles, de la Déesse de votre sol, de se débarrasser des vieilles choses, de fabriquer une couronne de lumière, de s’occuper des oiseaux, de méditer sur ce que ressent une graine enfouie dans le sol, de prendre un bain des premiers rayons du soleil, de récolter le matin d'Imbolc un peu de neige ou de glace à faire fondre ou de ramasser l'eau de la rosée, de présenter un enfant aux éléments et aux Parents Eternels, de rechercher des pierres, de se promener en montagne. Imbolc est lustration, dans le ventre de la vierge en terme d’enfantement, chandeleur fête des lumières et des perce-neige, le jour de Brigid (Brigantia), Bélisama, Epona (Rhiannon), Morrigan, Arduina (chez nous la grande Haina). L’accouchement est imminent. C’est la fête des enfants, des femmes et des elfes. Les arts, la magie, la médecine et la guerre sont à l’honneur. Tous sont là à l’aube de leur renaissance et surtout la classe des producteurs, terriens et artisans. L’eau purifie le chemin qui conduit la lumière à renaître et nous lave des frimas de l’hiver. Le vent d’hiver nous appelle à éclairer le matériel comme le spirituel dans un nouveau cycle vers un avenir plein d’espoir. 40 jours après Noël, cette lumière va nous purifier également comme une étape de 40 jours jusqu’à l‘équinoxe vers sa consécration à Beltaine. C’est un nouveau départ, une nouvelle croissance, un temps de latence vers le printemps accompli de notre réalisation, quittons la période sombre, la lumière est là. La germination commence, fruit de la fécondation. C’est le temps de tous les débuts, de l’initiation, de l’accueil, Soyons reconnaissant envers l’univers d’avoir passé le cap de l’introspection et de la gestation sains et saufs. Rendons grâce à tous ceux qui nous ont aidés à naître, dans tous les sens du terme. Phil
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Imbolc, Oimelc, Fête des lustrations, de Brighit, vers le 1er février |
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Au Nord, l’étoile de la petite ourse nous guide dans la nuit. Alban Arthan, la lumière de l’ours (qui dort et va se réveiller), est la fête de la royauté porteuse d’espoir et de renaissance et annonce la naissance du Mabon, le Soleil, le Roi; qui de sa faible lueur, répond à nos vœux en nous promettant un prochain printemps. Les choses s’inversent. De la matrice (grotte) nait (natalis, Noël) le soleil (sol) rendu momentanément immobile (sistere) à partir du solstice en une nouvelle clarté (Neuwe Helle) prête à bientôt jaillir de mille feux. Dans cet équilibre du cosmos, les flux d’énergie positive reviennent et commencent à faire germer les graines répondant ainsi à l’appel de la vie. Pour aider ce Sol Invictus (Soleil Invaincu), nous allumons nos feux extérieurs et intérieurs renaissants. Noël, Jul, iolka, yölka, Jöl, la nuit des Mères (Weih), l’eau se change en vin, les sources sacrées (Wy) sont utilisées pour asperger les habitations, on réveille les arbres, et on offre des dons, des festins pour honorer les Dieux (énergies en présence), en réponse aux cadeaux cosmiques de la Mère qui donne naissance au soleil, pure et originelle. Seuls ceux qui ont su garder leur cœur d’enfant ouvert au divin en recevront les bienfaits. L’épicéa, le gui (lumière originelle), le houx, immortels, garnissent le temple de la forêt à l’aide de blé et de pommes assurent un été fructueux. La buche du feu, les bougies symbolisent la descente de la lumière en nous, dans la matière, dans cette illusion de mort Intériorisons la Lumière en nous et renaissons à nous-mêmes. Phil |
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Alban Arthan, Yule, le solstice d’hiver, vers le 21 décembre |
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La fête de Samain dure une semaine, le 4e jour est en dehors du temps, hors des saisons où toute activité s’arrête, véritable rupture avec la vie quotidienne. Elle est devenue chez les chrétiens au VIIIe siècle la Toussaint et le lendemain la fête des morts. En Irlande, elle devint Halloween. C’est la fin de l’été. Nous récoltons les fruits de notre patience de même qu’à l’identique de la nature nous acceptons de perdre aussi la parure de nos illusions. La mission est accomplie, la nature est belle. C’est aussi l’instant de vérité, la révélation de nos fruits, de remise en cause. Ressourçons-nous, l’hiver approche. Tournons la page et regardons vers des promesses du solstice qui a été préprogrammé par SAMAIN. C’est une nouvelle année qui commence. Fermons l’ancien, la Vieille l’emportera. Le temps a disparu. La frontière entre les mondes s’affine. Remercions les guides pour leur aide et honorons-les. Le dialogue est ouvert entre l’éternel et le présent. L’aide apportée circule dans les deux sens. C’est le temps de la cueillette sacrée, du festin, des réunions, de la paix, de l’abolition de l’ordre et de la structure, de la fantaisie, de rupture. On éteint le feu pour prendre conscience de la consistance de notre nuit intérieure puis on le rallume pour percevoir notre Feu intérieur renaissant. Mourir à soi et se transformer, c’est le but de la gestation de l’hiver qui arrive. Et tout s'engage vers le repos, la méditation. Ce moment nous permet de nous débarrasser de nos "branches mortes". En retournant à la Terre, celles-ci retournent ainsi dans le grand cycle de la vie dans l’acceptation. Ce qui prend l’apparence de la mort, comme nous le montre Dame Nature n’est qu’apparence, car nous savons parfaitement que la Mort n’existe pas : elle n’est qu’illusion. Les brouillards des frimas de l’hiver qui obscurcissent et voilent nos yeux se dissiperont à la lumière de nos introspections. Chaque étape a une fin, c’est à ce moment que se forment les bourgeons dans notre esprit. Phil
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Samain, fête des esprits, aux environs du 1er novembre |
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Le moment de la fécondation est passé et la nature est resplendissante. Bientôt et déjà, nous voyons les fruits de cette union. C’est la splendeur des noces de l’eau et du feu. Le chasseur cornu solaire est au paroxysme de sa puissance et nous entrons doucement dans la gestation de notre nature pour pouvoir renaître l’an prochain. Ce n’est pas le déclin, c’est un passage de l’expression à l’intériorisation ; nous entrons dans l’hémicycle de l’obscurité croissante. Fêtons dignement ce moment et remercions notre parent solaire. Bientôt nous nous reverrons au banquet des moissons. Nous sommes à la porte de l’été, au cœur de la forêt. Le petit peuple est au rendez-vous. La vie sauvage coule à flot dans le gui sacré. Tout est verdoyant, et nous avons de longues journées pour en profiter. Début juin, les champs de petits pois sont couverts de fleurs blanches. Bientôt, on pourra voir leurs cosses se former puis gonfler à vue d'œil. Les maïs et les tournesols commencent à montrer le bout du nez. La fraîcheur qui vient de l'extérieur, la clarté lunaire qui baigne tout d'une lumière si douce, et le silence troublé seulement par le hululement d'un hibou au loin ou par les cris de deux chats qui se bagarrent parce qu'ils ont des vues sur la même copine. La lumière de l'été. En pleine vigueur, voilà le Soleil vainqueur au plus haut de sa course et portant en son sein sa chute vertigineuse. Elle lui a donné le royaume et la force. Le voilà dans toute sa splendeur, haut perché dans le ciel, rempli d'amour et de force. Nous fêterons les fruits de la terre, la générosité du monde. Le cerf, animal solaire, roi des animaux de nos forêts, symbolise l'énergie et la vitalité . Il symbolise la force, la fertilité, spirituelles et physiques. Les maîtres du feu permettaient de passer de la mort à la vie dans tous les sens du terme. Mais le feu ne peut réaliser cette régénération sans l’aide de l’eau. Dans le cercle druidique, le Feu est au Sud, donc au solstice d’Eté. Il est bien à la base de toutes la régénération de la nature. Ici, Cernunnos montre que sans la Terre, le Feu ne peut non plus jouer son rôle de régénérateur. Il est encore un symbole que l’on place au sud, c’est la lance. Et elle prend tout son sens ici. Sur la roue de l'année Litha se situait à l'opposé de Yule, le solstice d'hiver. Elle marquait le jour le plus long (et par conséquent la nuit la plus courte) de l'année. Certains experts pensent que c'était la raison d'être de sites mégalithiques comme Stonehenge, et que nos lointains ancêtres s'y réunissaient pour voir le soleil se lever en ce jour particulier. Comme c'était le cas à Beltaine, à Litha les gens dansaient autour de grands feux allumés sur les hauteurs et sautaient par-dessus les flammes. Cette coutume a traversé les siècles et nous est parvenue grâce aux feux de la St Jean (le 24 juin). Phil |