Mégalithisme

Le phénomène mégalithisme

Un mégalithe est constitué d’une ou plusieurs grandes pierres  en cercles, érigées (ou levées) par les hommes, généralement au cours de la préhistoire, sans mortier ou  ciment pour fixer la structure. Le mégalithe désigne des monuments érigés partout sur la planète à différentes époques, mais les  chercheurs se concentrent sur les monuments les plus anciens correspondant aux périodes néolithique, chalcolithique ou même l'Âge du bronze, suivant les régions. Au début du XXe siècle une théorie archéologique reliait la totalité de ces monuments à une seule civilisation, mais les méthodes modernes de datation l’ont réfutée si tant est que l’on peut dater une pierre grâce aux indices trouvés. Elle est éternelle. Sa disposition, elle, date mais n’est pas définie absolument.

Les types de mégalithes : voir glossaire ci-contre. Ces mégalithes sont soit seuls soit constituent des alignements, des cromlechs , des cairns, des galgals… des ensemble de trilithes comme à Stonehenge, arches formées par une pierre horizontale soutenue par deux pierres verticales, ou les taulas des îles Baléares, pierres verticales surmontées d’une autre horizontale. Il existe aussi de nombreux cercles mégalithiques en Grande-Bretagne ou en Afrique de l'Ouest (mais certains sont d'époque historique correspondant au Moyen Âge européen).

Considérant le grand nombre de ces monuments survivants à travers le monde,   il semble bien que les motifs qui ont abouti à leur construction aient eu une importance considérable pour l'humanité, tant aux premières époques de son développement qu'à l'heure actuelle.

Les  chercheurs  s'accordent aujourd'hui pour leur reconnaître un rôle (par ordre d'importance): social, culturel (religieux et funéraire), astronomique, astrologique, artistique, agricole, etc. Mais toutes ces érections ne possédaient pas toutes ces fonctions.

Cependant, près d'alignements (comme ceux bien connus de Carnac), de cromlechs, ou de certains menhirs, aucun ossement n'a été découvert. Ils avaient donc vraisemblablement une autre fonction. Parmi les théories plus ou moins sérieuses qui circulent pour tenter d'expliquer ce mystère, on en citera trois, qui n'apportent pas le moindre élément de vérification scientifique :

· Certains pensent que les mégalithes étaient des repères pour les voyageurs.

· D'autres qu'ils correspondent aux nœuds telluriques terrestres.

Certains affirment que ce sont des repères astronomiques.

On citera pour mémoire une autre théorie, pour le moins farfelue et qui relève plus de la science-fiction que de la science, selon laquelle le mégalithisme serait une forme de communication extra-terrestre, avec des êtres venus sur terre à l'époque de la préhistoire.

En Europe de l’ouest l’origine du mouvement mégalithique coïncide avec les premières constructions de la côte est de l’Atlantique (Cairn de Barnenez), ... Elle peuvent être datées du Ve millénaire av. J.-C., soit plus de 2 000 ans avant la première pyramide. Ces constructions extrêmement nombreuses datent généralement du néolithique ou du chalcolithique (4 500 à 1 500 av. J-C.) telles les alignements de Carnac ou Stonehenge. Sans oublier l'important groupe mégalithique méditerranéen de Malte (Ġgantija, 3 500 avant J-C), Corse et Sardaigne.  Il est permit de rêver plus loin.

En Inde, les monuments mégalithiques datent du IIe millénaire av. J.-C. jusqu'à la moitié du Ier millénaire av. J.-C. (-2 000/-500). Les dolmens les plus à l'Est, en Corée sont du Ier millénaire et au Japon du VIIe siècle av. J.-C. au IIe siècle av. J.-C..

Les dolmens et menhirs de Haute-Égypte (Abou-Simbel, Nabta Playa…) qui seraient datés du VIIe millénaire av. J.-C. (-6 500). Les mégalithes d'Afrique du Nord n'apparaissent qu’à la fin du IIIe millénaire av. J.-C. (-2 200). En Mauritanie, au Mali (dans la région de Niafounké, le site de Tundidaro comprend plus de 150 pierres dressées). Au Niger, au Togo et au Tchad, les pierres dressées protègent les sépultures ; Au Sénégambie, 29 000 cercles mégalithiques de pierres volcaniques, dans un espace limité entre les fleuves Gambie au sud et Saloum au nord du Sénégal datés du IIIe millénaire av. J.-C. (il y a environ 4 500 ans). En République centrafricaine, à Bouar, les constructions mégalithiques datent du VIe siècle av. J.-C.. En Éthiopie, enfin, dans les massifs montagneux du Harrar et à l'est d'Addis-Abeba, on retrouve des mégalithes gravés après J. C.

La Colombie possède des dolmens. San Augustin et Alto de los Dolos, les deux sites principaux sont distants que de quelques kilomètres. Ils s’étagent du VIe siècle av. J.-C. jusqu'au XVe siècle. Au Brésil : Une équipe d'archéologues brésiliens a découvert sur le site de Calçoene (Etat amazonien d'Amapá ) près de la Guyane française, un observatoire astronomique datant de l’époque Antique, remontant probablement à 2000 ans. (Étude des céramiques trouvées sur les lieux). Selon l’archéologue Mariana Petry Cabral, de l’Institut de Recherche Scientifique et Technologique d’Amapá (IEPA), seule une société organisée a pu être en mesure d’ériger un tel monument. L’observatoire est constitué de 127 blocs de granite, chacun d’une hauteur de 3 mètres, disposés en cercles réguliers dans une clairière de la forêt amazonienne. La disposition du monument rappelle celle de Stonehenge.

Il ne faut pas confondre le mégalithe préhistorique avec les mégalithes antiques ou modernes. Des pierres énormes ont été déplacées par les hommes à presque toutes les époques.  Les mégalithes sont les manifestations évidentes d'une civilisation et d'un système de croyances symboliques qui fleurirent dans toute l'Europe pendant plus de trois millénaires. Cependant, eût égard à la durée et à l'étendue territoriale, de grandes variations sont à remarquer." Ils sont nés de la convergence d'influences multiples et nous ne saisirons jamais toutes leurs significations puisqu'ils sont d'avant les documents écrits et bien antérieurs aux plus anciennes traditions orales qui nous sont parvenues " P.R.GIOT.

Durant la longue suite de siècles où les mégalithes furent utilisés comme sépultures (utilisation partielle), les pratiques funéraires évoluèrent à plusieurs reprises:

Incinération ou conservation intégrale du cadavre.

Squelette couché ou en position accroupie ou assise.

Cadavre exposé après la mort suivi de l'inhumation des os.

Il est certain que tous les monuments mégalithiques ne servaient pas de sépultures, et devaient être utilisés à des fins purement cultuelles car, en effet, sur les 15000 monuments répertoriées en Europe occidentale, seuls 200 comprennent des dalles ornées et donnent à penser qu'ils restaient accessibles. De plus, les dalles ornées se trouvent toujours au fond du tumulus ou du dolmen à couloir, ce qui en fait un lieu secret, magique. Les décors, gravés ou sculptés sur les dalles et les menhirs ne sont pas des graffiti faits au hasard, mais les restes de représentations symboliques, parvenus jusqu'à nous alors que tout autre ornement de bois ou de vannerie a disparu.

On a pu constater que certains alignements ou cromlechs correspondent en tout point au parcours d'un cours d'eau souterrain, donc invisible, et l'on est incapable d'en expliquer la raison.

Propos recueillis et adaptés de http://paleologos.com

 

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GLOSSAIRE DES MEGALITHES

Alignements :
Séries de pierres verticales, en lignes, presque parallèles, avec des espaces importants. Ils participent du caractère sacré d’enceinte ou de ligne de force. Ils ont souvent été + ou - détruits.
Allée couverte :
Variante du dolmen, construction allongée, comprenant plusieurs dalles et montants. Le couloir précédant la chambre funéraire est moins haut. Ne pas confondre avec le dolmen à couloir qui n’a pas de chambre ; elle est dans un plan rectangulaire allongé.

Caisson :
Chambre sépulcrale sans couverture de pierre, antérieure au mégalithisme et perdurant. On en trouve dans les tumulus, s’appelle aussi ciste ou coffre.
Cromlech :
Cercle ou carré témoin composé de menhirs servant d’enceinte sacrée (
Péristalithe) ou d’observatoires astronomiques. Beaucoup ont été détruits.
Dalle-hublot :
Ouverture circulaire ou ovalaire percée dans la dalle de fermeture ou dans un des montants d’un dolmen (entrée ou fenêtre).
Demi-dolmen :
Chambres partiellement naturelles et partiellement mégalithiques
Dolmen :
Terme générique reprenant plusieurs variétés. Considéré comme chambre sépulcrale. Montants et dalles (table de pierre), couloir (s) et
chambre(s), ils sont placés aux endroits exposés en hauteur ou importants. Les ouvertures correspondent souvent avec le lever ou le coucher du soleil aux solstices. Le Tholos est un dolmen à coupole, parfois sans entrée, de l’Ouest de la France et vers le sud de l’Europe. Beaucoup s’entendent à accorder une dimension première plus initiatique aux dolmens que celle plus tardive nécrologique. Les dolmens étaient considérés comme les portes du Sidh (Autre Monde).
Enclos :
Le sens symbolique de l’enclos de bois ou de pierres est sacré en fonction de son caractère funéraire ou cultuel. Les cromlechs et parfois de simples pierres délimitent des lieux de culte.

Fosse :
Ancien type de sépulture, trou creusé en plein air ou en grotte, souvent à proximité des monuments mégalithiques.
Hern :
Pilier carré trouvé aux carrefours en l’honneur d’Hermès.
Lech :
Stèle de petite taille, souvent de forme phallique, de l’Age du Fer (Bretagne).
Lichaven :
Trilithe breton. Un trilithe est une construction formée de deux montants équarris dressés et surmontés d’un linteau comme à Stonehenge.

Mégalithes :
Terme général qui désigne les monuments comme le dolmen, le menhir ou le tumulus, grandes pierres.
Microlithes :
Pierres comme les bifaces utilisées pour la vie courante.
Minilithes :
Fantaisie des auteurs de ce site pour désigner les petites pierres gravées et déposées sur les lieux d’un culte en vue d’une dévotion ou pour marquer un chemin initiatique.
Menhir :
Pierre dressée (pierre longue), plantée dans le sol. Certains possèdent des cupules (réceptacles
creux pour l’eau) au sommet (Peulvan en Breton). Les statues- menhirs possèdent des bas-reliefs et servent de gardiennes dans le Midi, parfois de petite taille. Il est remarquable que, selon les géo biologistes, ces lieux ont une forte énergie cosmo-tellurique et pourraient être comparés à des aiguilles d'acupuncture de la Terre.
Stèles :
Grands blocs de pierre travaillés annonçant la présence de nécropoles. Elle peuvent être commémoratives.

Tumulus :
Eminence, élévation, tertre, colline constitué d’amoncellement de pierres (néolithique) et de terre (phénomène mondial et persistant). Le Cairn est tumulus néolithique à plusieurs chambres funéraires construit par paliers comme une pyramide en pierres. Le Galgal est plutôt fait d’un amas de pierrailles et recouvert de terre.

Phil

 

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Les Hommes des Mégalithes

Leurs ancêtres étaient des fermiers du Néolithique, qui, il y a 8000 ans, vinrent du Proche Orient à ce qu’on dit si l’on accepte cette échelle de valeur temporelle.

Deux itinéraires sont à remarquer :

L'un par la mer puis les fleuves : Méditerranée, Vallée du Rhône.

L'autre à travers la Mer Egée jusqu'en Grèce et aux Balkans, puis la Vallée du Danube.

1500 ans plus tard, les descendants de ces pionniers semblaient avaient acquis un mode de vie sédentaire qui leur a permis de construire ces gigantesques monuments de pierre. Il est permis de supposer qu’il avaient appris un mode de construction par eux-mêmes quoique qu’une hypothèse subsiste par rapport à un apport extérieur.  Il y a 6000 ans, ils traversèrent la Manche et s'installèrent dans les Iles Britanniques. Les déplacements des colons s'effectuaient au rythme de 30 kilomètres par génération, en fonction de l'épuisement des terres cultivables.

** Au cours de leurs pérégrinations dans une Europe tempérée, recouverte d'une forêt dense que découpaient les cours d'eau - voies d'accès parcourues au moyen de pirogues de bois creusé ou de canoës de peaux –

Les colons, défricheurs et bâtisseurs, rencontrèrent les autochtones chasseurs-cueilleurs qui occupaient le continent depuis des millénaires.

Il semble que les populations locales et les nouveaux venus se soient mêlés car, sur de nombreux sites, ont été retrouvés des outils de pierre mésolithiques et des artefacts néolithiques. De plus, les cultivateurs ne protégeaient pas leurs villages de palissades ou de remparts, ce qui laisse à penser que peu de conflits sérieux éclataient entre eux.

** Cet amalgame de cultures a donné naissance à une civilisation originale, vivant dans de petites communautés dispersées et donc, peut être plus enclines à entreprendre de vastes travaux communautaires.

** Il est plus que probable qu'une fois la nouvelle colonie bien implantée , logis et moissons assurés , les hommes du néolithique européen aient eu suffisamment de loisir pour vaquer à une vie sociale qui cimentait les relations au sein du groupe . Ces activités se concentrent surtout autour de l'édification d'un monument qui sera à la fois lieu de cérémonie et de sépulture. Mais soulignons les études qui tentent à prouver que ces exploits sont impossibles en fonction des moyens et de la concentration probable des mégalithes.

Loin d'être harassés par la lutte contre la nature, les bâtisseurs de mégalithes semblent avoir atteint un équilibre remarquable par rapport à leur environnement et ils perpétuèrent ce mode de vie pendant 3000 ans jusqu'à la découverte de la métallurgie.

Propos recueillis et adaptés de http://paleologos.com

Maintenant, ces hommes avaient ils acquis en observant la nature la science suffisante pour comprendre les lois naturelles, l’astrologie, la géométrie, l’utilisation énergétique du sol pour en arriver au point d’ordonner l’harmonisation de leur environnement en organisant leurs implantations minérales ou avaient-ils acquis cette faculté d’un savoir encore plus ancien ? D’aucun disent que les dépositaires du savoir sont les ancêtres de la civilisation européenne, les hyperboréens. D’autres prétendent que ce savoir provient de l’Atlantide. Si tant est qu’en fonction d’un décalage de l’axe de rotation de la terre, ces deux sources (mythologiques) pouvaient être confondues, cela expliquerait la propagation d’un savoir ancien perpétué par l’enseignement oral à travers le mythe et les traces immuables plus tardives que représentent ces pierres. Au lieu alors d’avoir un savoir qui s’imbrique sur un autre : en fonction des doutes sur l’ancienneté des traditions, on aurait une série de savoir en présence s’entrechoquant et se complétant pour donner naissance à un essor formidable de la connaissance.

Le phénomène mégalithique mondial serait-il le résultat de la propagation de ce savoir à l’échelle mondiale ou serait-il le résultat de l’héritage européen ? Il est troublant toutefois de constater dans les récits d’outre atlantique ou méditerranéens l’évocation de personnages déifiés rappelant trait pour trait les habitants de notre continent. Etrange aussi ces similitudes entre les styles de fabrication n’en déplaise aux théoriciens de la simultanéité sur le globe terrestre (quoique la simultanéité-retard soit plus probable). Oui, des contacts entre des peuples apparemment séparés étaient probables d’une manière comme d’une autre.

Il semble que l’astronomie, le savoir des forces cosmiques et terrestres transmis à travers les enseignements allégoriques ou religieux du monde entier au-delà des cycles des catastrophes humaines constituent la connaissance égrégorique de base de l’humain ancien, connaissance dont pourrait bénéficier l’homme d’aujourd’hui désireux de vivre en accord avec les lois de l’univers.

L’enquête continue.

Phil